Scanner intra-oral

La récession gingivale est un processus qui s’étale sur des années et progresse souvent sans être remarqué. Les patients consultent généralement avec des plaintes comme « mes dents ont l’air d’avoir allongé » ou « j’ai commencé à avoir mal en buvant froid ». La véritable question clinique est cependant la suivante : cette récession s’est-elle arrêtée, ou continue-t-elle de progresser ? Grâce à la numérisation, le suivi de la récession gingivale peut désormais reposer non plus sur des impressions, mais sur des mesures. À la polyclinique dentaire DijiDent, dans notre clinique en Turquie, nous faisons cette distinction à l’aide de données mesurables.

Pourquoi la gencive se rétracte-t-elle ?

  • Maladie parodontale : le processus inflammatoire touche les tissus de soutien et l’os.
  • Brossage trop énergique : une mauvaise technique et une brosse dure sollicitent mécaniquement les tissus.
  • Os et gencive fins : chez certaines personnes, les tissus sont structurellement plus fins.
  • Serrement des dents et forces d’occlusion : une charge excessive sur certaines dents.
  • Mouvements orthodontiques : les mouvements qui repoussent les limites de l’os peuvent présenter un risque.
  • Piercings et habitudes : une irritation mécanique constante.

Généralement, plusieurs facteurs interviennent ensemble. C’est pourquoi le plan de traitement commence par déterminer la cause.

La limite de la méthode de mesure conventionnelle

Lors d’un examen parodontal, l’importance de la récession est mesurée en millimètres à l’aide d’une sonde à pointe fine. Cette méthode est fiable et indispensable ; toutefois, la pression exercée lors de la mesure, l’angle de la sonde et la prise de mesure exactement au même point peuvent varier d’une personne à l’autre et d’une séance à l’autre. Une différence d’un demi-millimètre peut être cliniquement significative, mais elle est difficile à saisir de façon constante avec cette méthode.

L’apport de la numérisation

Lorsque deux scans réalisés à des moments différents sont superposés, l’évolution de la position de la limite gingivale est calculée comme une différence de surface. La carte de couleurs montre de façon visuelle et chiffrée l’ampleur de la perte dans chaque région. De plus, cette mesure est une donnée objective qui ne varie pas d’un opérateur à l’autre. La méthode n’impliquant aucun rayonnement, elle peut aussi être répétée aussi souvent que nécessaire.

Qu’est-ce que le suivi change ?

C’est ici que le processus de décision devient clair. S’il y a une progression significative entre deux enregistrements réalisés à un an d’intervalle, le processus est actif et l’intervention ne doit pas être retardée. Si la perte s’est arrêtée, on comprend que les mesures de protection appliquées ont fonctionné et une chirurgie inutile peut être évitée. Cette distinction constitue une base de décision importante pour le patient comme pour le dentiste. La question « est-ce vraiment nécessaire ? » d’un patient à qui une chirurgie a été recommandée ne peut trouver une réponse solide qu’avec des données de progression mesurables.

L’effet sur le comportement du patient

Changer une habitude de brossage ne se fait pas toujours sur simple recommandation verbale. En revanche, lorsque le patient voit la perte de sa propre gencive sur la carte de couleurs, son adhésion au changement de comportement augmente considérablement. C’est un outil de communication efficace, en particulier dans les récessions dues à un brossage trop énergique.

Récession et perte osseuse ne sont pas la même chose

Il est important de distinguer ces deux notions. La récession gingivale désigne le retrait du tissu mou, tandis que la perte osseuse désigne la résorption de l’os qui soutient la dent. La numérisation ne montre que la limite du tissu mou ; un sondage parodontal et un examen radiologique sont nécessaires pour évaluer l’état de l’os sous-jacent. C’est pourquoi la numérisation ne remplace pas l’examen parodontal ; elle le complète.

L’approche thérapeutique

La priorité est d’éliminer la cause : correction de la technique de brossage, passage à une brosse souple, traitement parodontal et, si nécessaire, ajustement de l’occlusion. Des applications protectrices sont envisagées contre la sensibilité. Dans les cas avancés entraînant des problèmes esthétiques ou fonctionnels, des approches chirurgicales visant à recouvrir la récession gingivale peuvent être envisagées. Il faut préciser dès le départ que le tissu perdu ne repousse pas de lui-même ; l’objectif est d’en stopper la progression.

Questions fréquentes

Non. On observe aussi des récessions dues à des causes mécaniques ou à des facteurs comme la finesse structurelle des tissus. La distinction se fait lors de l’examen.

Elle ne repousse pas d’elle-même. Dans certains cas, un recouvrement par des méthodes chirurgicales peut être envisagé ; l’indication est individuelle.

Elle est déterminée en fonction de votre niveau de risque. Dans les processus actifs, les intervalles sont plus courts.

Elle peut diminuer grâce à des applications protectrices et à une hygiène correcte. Pour une solution durable, il faut éliminer la cause.

Non. Une brosse souple et une bonne technique sont recommandées ; ce qui compte, ce n’est pas la pression, mais la durée et la méthode.

Dans de nombreux cas, oui. La chirurgie n’est envisagée que dans certaines situations.

Ne devinez pas si la récession progresse : mesurons-la.

Si vous souffrez de récession gingivale, de sensibilité ou de saignements, faites-vous évaluer. Contactez-nous pour prendre rendez-vous ; établissons votre programme de suivi à la polyclinique dentaire DijiDent.

Prendre rendez-vous

Ce contenu est fourni à titre d’information générale. Le diagnostic et le plan de traitement sont déterminés par votre dentiste après l’examen clinique.