Nous voyons de nombreux patients qui souffrent de douleurs à la mâchoire, d’aphtes à répétition ou d’une aggravation de leurs problèmes de gencives après une période chargée. Ce n’est pas un hasard. Le lien entre stress et santé bucco-dentaire s’établit à la fois par des mécanismes physiologiques directs et par des changements de comportement. À la polyclinique dentaire DijiDent, en Turquie, nous considérons l’évaluation de ce lien comme faisant partie de l’examen.
Les effets directs
Serrement et grincement des dents
C’est le signe buccal le plus étroitement associé au stress. Les forces de serrement générées pendant le sommeil sont élevées et la personne n’en a pas conscience. Ses conséquences : fatigue des muscles de la mâchoire le matin, sensation de pression aux tempes, usure des dents, sensibilité accrue et fractures des restaurations.
De plus, garder les dents en contact sans s’en rendre compte pendant la journée est également fréquent. Normalement, les dents ne se touchent que brièvement au cours de la journée ; un contact constant fatigue les muscles.
Réponse immunitaire et gencives
Il est rapporté qu’un stress prolongé peut influencer la réponse immunitaire et ainsi modifier la réaction du tissu gingival à l’inflammation. L’aggravation des problèmes à niveau d’hygiène égal peut s’expliquer de cette manière.
Les aphtes
Il est largement rapporté que les plaies buccales récidivantes apparaissent plus souvent pendant les périodes de stress. Les aphtes guérissent généralement en une semaine environ. Les plaies qui ne guérissent pas, grossissent progressivement ou durent plus de deux semaines doivent en revanche impérativement être évaluées.
La bouche sèche
Le stress et certains médicaments psychiatriques peuvent réduire le débit salivaire. Dans une bouche sèche, le risque de caries, d’inflammation des gencives et d’odeurs augmente.
Les effets indirects : des comportements qui changent
Une part importante de l’effet du stress sur la santé bucco-dentaire provient en réalité de changements d’habitudes :
- Négligence du brossage et du nettoyage interdentaire
- Consommation accrue d’en-cas sucrés et de caféine
- Augmentation du tabagisme
- Report des rendez-vous de contrôle
- Troubles du rythme de sommeil
- Augmentation d’habitudes comme se ronger les ongles ou mordiller un stylo
Ces comportements sont souvent plus déterminants que les effets physiologiques directs. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez les maîtriser.
L’interrogatoire lors du diagnostic
Se contenter d’examiner l’intérieur de la bouche peut ne pas suffire. Donner des informations sur une charge récente, le rythme de sommeil et les changements de vie permet d’interpréter correctement les signes. Des signes comme l’usure des dents ou des marques linéaires à l’intérieur des joues peuvent indiquer une habitude de serrement qui n’a pas été exprimée.
Que peut-on faire ?
La gouttière de protection
En cas de signes de serrement des dents, une gouttière de nuit sur mesure aide à protéger les dents et les restaurations. La gouttière n’élimine pas l’habitude ; elle réduit les dégâts. Cette distinction doit être clairement énoncée.
La prise de conscience en journée
Remarquer si vos dents sont en contact pendant la journée est une démarche efficace. Des méthodes simples, comme placer un petit rappel sur votre écran d’ordinateur, peuvent aider les muscles à se détendre. Au repos, les lèvres doivent être fermées et les dents légèrement écartées.
Maintenir la routine
Maintenir votre routine d’hygiène pendant les périodes chargées est la mesure de protection la plus précieuse. Plutôt que de réduire le temps, il est recommandé de conserver la technique, de ne pas sauter le nettoyage interdentaire et de ne pas reporter les rendez-vous de contrôle.
Se ronger les ongles et habitudes similaires
Des comportements comme se ronger les ongles, mordiller un stylo ou se mordre les lèvres, qui augmentent en période de stress, peuvent entraîner usure et fractures des dents ainsi qu’une irritation des tissus mous. Prendre conscience de ces habitudes est la première étape ; trouver un comportement inoffensif pour les remplacer aide la plupart des gens.
L’approche globale
Le rythme de sommeil, l’activité physique et, si nécessaire, un accompagnement professionnel influencent le tableau dans son ensemble. Si vos troubles sont intenses et persistants, il peut être utile d’en parler avec les professionnels de santé concernés. La dentisterie n’aborde ici qu’une partie du tableau.
Questions fréquentes
Les soins nécessaires ne doivent pas être reportés ; les rendez-vous peuvent être planifiés selon votre emploi du temps.
Ils diminuent chez certaines personnes ; cependant, l’usure et la perte tissulaire déjà survenues ne se reconstituent pas.
En cas de signes de serrement des dents, elle est recommandée pour la protection ; une évaluation est nécessaire.
La plupart guérissent d’eux-mêmes. Les plaies qui durent plus de deux semaines doivent impérativement être évaluées.
Oui. Signalez les médicaments que vous prenez ; n’arrêtez pas votre traitement de votre propre initiative.
Des changements dans la routine d’hygiène et des différences de réponse des tissus peuvent jouer un rôle conjointement.
Les périodes chargées affectent aussi votre santé bucco-dentaire.
Si vous souffrez de serrement des dents, d’aphtes ou d’une aggravation de vos problèmes de gencives, faites-vous évaluer. Contactez-nous pour prendre rendez-vous ; établissons votre plan de protection à la polyclinique dentaire DijiDent.
Ce contenu est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas un accompagnement psychologique. Consultez les spécialistes concernés en cas de troubles persistants.


