Parodontologie

L’os perdu lors d’une maladie parodontale ne se reconstitue pas de lui-même. Cependant, pour certains types de cas, des techniques ont été développées afin de récupérer une partie du soutien perdu. La greffe osseuse gingivale et les approches de régénération tissulaire répondent à cet objectif. À la polyclinique dentaire DijiDent, en Turquie, nous recommandons ces techniques avec des attentes réalistes et dans les cas adaptés.

Pourquoi toute perte ne peut-elle pas être réparée ?

C’est le point à clarifier en premier. La forme de la perte osseuse détermine directement le résultat. Si la perte prend la forme d’un puits étroit et profond autour de la dent, les parois osseuses restantes soutiennent la régénération et les chances de gain augmentent. En revanche, si la perte a progressé horizontalement sur une large zone, il ne reste aucune paroi pour soutenir la régénération et le gain attendu dans ces cas est faible.

C’est pourquoi l’approche « mon os s’est résorbé, faisons une greffe » n’est pas toujours applicable. L’indication est déterminée en fonction de l’évaluation radiologique et de la structure osseuse observée pendant la chirurgie.

Les matériaux utilisés

Les matériaux de greffe proviennent de différentes sources. On peut utiliser de l’os prélevé sur le patient lui-même, des matériaux traités d’origine humaine, des matériaux traités d’origine animale et des matériaux entièrement synthétiques. Chacun présente des avantages et des domaines d’utilisation différents.

La plupart des matériaux ne se transforment pas directement en os. Leur rôle est de préserver l’espace pendant la cicatrisation et de permettre aux propres cellules de l’organisme de s’installer dans cette zone et de former un nouveau tissu. Autrement dit, la greffe fait office d’échafaudage.

L’utilisation d’une membrane

Pendant la cicatrisation, le tissu gingival prolifère plus vite que le tissu osseux. Si aucune précaution n’est prise, ce tissu comble l’espace et il ne reste plus de place pour la formation d’os. C’est pourquoi des membranes faisant office de barrière sont placées sur la greffe. Les membranes protègent l’espace et laissent au bon tissu le temps de se former. Certaines membranes se résorbent d’elles-mêmes ; d’autres sont retirées après un certain temps.

Comment se déroule le processus ?

La technique est réalisée dans le cadre d’une intervention chirurgicale. La gencive est soulevée, la surface radiculaire et le défaut osseux sont nettoyés, le matériau de greffe est mis en place et une membrane est appliquée si nécessaire. Le tissu est ensuite refermé par des points de suture.

La cicatrisation prend des mois. Pendant cette période, la protection de la zone est d’une importance capitale : elle ne doit pas être brossée pendant la période indiquée, les aliments durs doivent être évités et les contrôles doivent être suivis régulièrement. Une force excessive exercée au début peut perturber le tissu en formation.

Comment le résultat est-il évalué ?

Le gain est évalué à l’aide de radiographies et de mesures des poches réalisées après un certain temps. L’objectif est une réduction de la profondeur des poches, l’arrêt des saignements et une amélioration radiologique du niveau osseux.

Il faut être réaliste : récupérer la totalité de l’os perdu n’est pas possible dans la plupart des cas. Même un gain partiel peut prolonger la durée de vie de la dent, et cela est considéré comme un succès du traitement. Nous vous recommandons d’aborder avec prudence les approches qui promettent un gain complet.

Facteurs influençant la réussite

  • La forme du défaut : le nombre de parois osseuses restantes est le facteur le plus déterminant.
  • Le contrôle de l’inflammation : une technique réalisée en présence d’une inflammation active échoue.
  • L’hygiène bucco-dentaire : elle est déterminante pendant et après la cicatrisation.
  • Le tabac : c’est le facteur modifiable le plus important qui nuit à la réponse des tissus.
  • Les affections systémiques : un diabète mal contrôlé peut compliquer la cicatrisation.
  • La mobilité dentaire : sur une dent qui bouge, il est difficile de protéger l’espace.

Les produits riches en plaquettes

Dans certaines techniques, des produits obtenus à partir du sang du patient et destinés à favoriser la cicatrisation peuvent être utilisés avec le matériau de greffe. Cette approche est envisagée dans le but de contribuer au processus de cicatrisation des tissus. Elle n’est pas nécessaire dans tous les cas et ne crée pas d’os à elle seule ; elle doit être considérée comme un élément complémentaire.

La différence avec la greffe pour implants

Les patients confondent souvent ces deux techniques. Dans la greffe réalisée avant un implant, le but est de créer le volume osseux qui supportera l’implant. Dans la greffe parodontale, le but est de réparer la perte autour d’une dent existante. Bien que les techniques soient similaires, l’objectif et les critères de réussite diffèrent.

Questions fréquentes

Dans la plupart des cas, un gain complet n’est pas attendu ; un gain partiel peut prolonger la durée de vie de la dent.

Non. La forme du défaut détermine l’indication.

Elle est réalisée sous anesthésie locale ; une sensibilité peut apparaître ensuite pendant quelques jours.

Elle prend des mois ; l’évaluation est réalisée après un certain temps.

D’autres plans sont évalués ; cette possibilité est évoquée dès le départ.

Une partie du soutien perdu peut être réparée.

Évaluons si votre cas se prête à ces techniques. Contactez-nous pour prendre rendez-vous ; discutons de vos options à la polyclinique dentaire DijiDent.

Prendre rendez-vous

Ce contenu est fourni à titre d’information générale. La décision de pratiquer la technique et le gain attendu sont déterminés par l’évaluation clinique et radiologique ; aucune garantie de résultat ne peut être donnée.