Le traitement orthodontique consiste à déplacer les dents dans l’os. Pour que ce déplacement soit sûr, les tissus qui entourent la dent doivent être sains. Une force appliquée sur des fondations enflammées peut causer des dommages permanents tout en apportant une correction. C’est pourquoi le bilan gingival avant l’orthodontie est la première étape du traitement, et une étape à ne pas sauter. À la polyclinique dentaire DijiDent, en Turquie, nous avons fait de cette étape notre pratique standard.
Pourquoi est-ce si crucial ?
Lorsqu’une force orthodontique est appliquée sur un tissu sain, l’os se remodèle de manière contrôlée. Cependant, si le tissu de soutien subit déjà une perte due à une maladie parodontale, la force appliquée peut accélérer cette perte. En conséquence, les dents sont alignées ; mais leur soutien a été affaibli.
Ce n’est pas un risque théorique. La maladie parodontale est fréquente, surtout chez les patients adultes, et passe souvent inaperçue car elle évolue sans douleur. C’est pourquoi l’examen parodontal avant l’orthodontie devient encore plus important avec l’âge.
Qu’examine-t-on lors du bilan ?
- Profondeur des poches : La distance entre la dent et la gencive est mesurée.
- Indice de saignement : C’est un indicateur d’inflammation active.
- Niveau osseux : Il est évalué radiologiquement.
- Récession gingivale : Sa localisation et son ampleur sont notées.
- Épaisseur de la gencive (biotype) : Les tissus fins sont plus affectés par le déplacement.
- Mobilité dentaire : Elle peut être un signe de perte de soutien.
Le déroulement du traitement
Lorsqu’une maladie parodontale est détectée, on réalise un nettoyage professionnel, un surfaçage radiculaire si nécessaire et une formation à l’hygiène à domicile. On laisse ensuite le temps aux tissus de cicatriser et un nouveau bilan est réalisé. Si le saignement a cessé et que les tissus sont stabilisés, le traitement orthodontique commence.
Cette étape retarde le traitement ; cependant, si elle est sautée, on perd beaucoup plus. Nous disons ceci à nos patients : une attente de quelques semaines est plus acceptable qu’une perte de soutien qui durera des années.
Chez les patients présentant une récession gingivale
Dans les zones de récession, la direction du déplacement prévu revêt une grande importance. Pousser la dent vers l’extérieur, c’est-à-dire vers la fine paroi osseuse, peut aggraver la récession. Dans ces cas, le plan de déplacement est conçu en tenant compte des limites osseuses ; si nécessaire, l’épaisseur de l’os est évaluée par imagerie tridimensionnelle.
Dans certains cas, des interventions visant à renforcer le tissu gingival peuvent être envisagées avant l’orthodontie. C’est une étape qui n’empêche pas le traitement mais le rend sûr.
Les triangles noirs
Après un traitement orthodontique, des espaces triangulaires peuvent apparaître entre les dents, surtout chez les patients adultes. La raison n’en est pas le traitement mais la récession gingivale sous-jacente préexistante : l’espace qui reste caché tant que les dents se chevauchent devient visible une fois qu’elles sont alignées.
Il est important d’aborder cette possibilité avant le traitement. Avancer en connaissant cette possibilité, plutôt que de se retrouver face à un résultat inattendu, préserve la satisfaction. Si nécessaire, on peut envisager d’ajuster le point de contact entre les dents par une restauration ou de réduire l’espace par une réduction amélaire interproximale limitée.
Le tabac et les affections générales
Le tabac a un effet négatif sur la cicatrisation du tissu gingival et peut masquer des signes d’alerte comme le saignement. Un diabète non contrôlé constitue également un risque pour la santé parodontale. Ces situations ne sont pas un obstacle à l’orthodontie ; cependant, elles exigent d’adapter en conséquence la planification et la fréquence du suivi. C’est pourquoi il est important que vous signaliez les médicaments que vous prenez et vos affections générales.
La contribution de l’orthodontie aux gencives
Cette relation n’est pas à sens unique. Des dents qui se chevauchent créent des zones difficiles à nettoyer et favorisent une inflammation gingivale chronique. Une fois l’alignement obtenu, ces zones deviennent accessibles à la brosse et au fil dentaire. Autrement dit, un traitement orthodontique réalisé dans de bonnes conditions est un investissement qui favorise la santé des gencives à long terme.
Le suivi tout au long du traitement
Le bilan parodontal ne se limite pas à la période précédant le traitement. Comme l’accumulation de plaque autour des brackets augmente pendant l’orthodontie, les gencives sont contrôlées régulièrement et les intervalles entre les nettoyages professionnels sont maintenus courts.
Questions fréquentes
Elles doivent d’abord être traitées ; un déplacement sur des fondations enflammées peut être risqué.
Elle n’est pas attendue avec des déplacements bien planifiés ; le risque augmente avec des déplacements qui dépassent les limites.
Un ajustement par restauration ou une réduction amélaire interproximale limitée peuvent être envisagés.
Une fois la situation stabilisée, c’est possible dans de nombreux cas ; un bilan est nécessaire.
Cela dépend du stade de la maladie ; un délai supplémentaire est nécessaire pour la cicatrisation.
Pas de résultat durable sans fondations solides.
Évaluons en détail la santé de vos gencives avant de commencer l’orthodontie. Contactez-nous pour prendre rendez-vous ; planifions le processus dans le bon ordre à la polyclinique dentaire DijiDent.
Ce contenu est fourni à titre d’information générale. Le diagnostic et le plan de traitement sont déterminés après un examen clinique et radiologique.


